Amendement de M. Taché (LFI) · projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte
L'amendement n° 209 de M. Taché et les amendements identiques suivants à l'article 30 (examen prioritaire) du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte
Le 27 juin 2025, l'Assemblée nationale a adopté l'amendement n° 209 de M. Taché et les amendements identiques suivants à l'article 30 (examen prioritaire) du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture) par 34 voix pour, 2 contre et 0 abstentions (36 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (4/71), GDR (1/17), ECO (5/38), SOC (4/66), DEM (7/36), HOR (1/34), UDR (1/16), RN (11/123). Contre : LIOT (1/23), EPR (1/93). Absents ou non-votants en majorité : DR (49/49), NI (11/11).
Ce que l'auteur de l'amendement explique
« Par cet amendement nous souhaitons supprimer la disposition adoptée en commission visant à exclure de toute coopération avec l'assemblée de Mayotte les Etats qui ne reconnaissent pas l'appartenance de Mayotte à la République. Cette disposition vise les Comores qui revendiquent régulièrement Mayotte. Exclure de toute coopération régionale et diplomatique les Comores alors qu'il s'agit du pays le plus proche géographiquement de Mayotte n'a pas de sens. Le dialogue entre les Comores et Mayotte est nécessaire, notamment au regard des enjeux de développement pour s'attaquer aux causes des migrations. Rappelons également que la séparation de Mayotte du reste des Comores s'est faite contre le droit international et que la communauté internationale ne reconnaît pas officiellement l'appartenance de Mayotte à la France. Colonisée par la France en 1841, Mayotte a été arrachée au reste de l'archipel des Comores en 1975 à la suite du vote contre l’indépendance des Mahorais, se distinguant des îles voisines comoriennes. Une telle scission était alors contraire au droit international et à l’Organisation des Nations Unies qui déclare intangible des frontières issues de la colonisation. La France a été condamnée en 1976 par une résolution de l'ONU, lui demandant de “se retirer immédiatement de l’île comorienne”, et jusqu'en 1994 plusieurs motions sont adoptées à ce sujet. »
Exposé sommaire déposé par M. Taché (LFI). C'est son argument, cité tel quel.
Texte de l'amendement
Supprimer l'alinéa 190.
Le vote de chaque député
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