Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

Tous les votesInstitutions & libertés › Scrutin nº 2986

Amendement · · proposition de loi portant création d'un statut de l'élu localScrutin nº 2986

Amendement de M. Bentz (RN) · proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local

L'amendement n° 483 de M. Bentz à l'article 8 A (supprimé) de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local

Rejeté60 pour · 78 contre · 5 abst.143 votants sur 577

Le 9 juillet 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 483 de M. Bentz à l'article 8 A (supprimé) de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (première lecture) par 60 voix pour, 78 contre et 5 abstentions (143 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LIOT (2/23), DR (2/48), UDR (3/16), RN (53/123). Contre : LFI (20/71), ECO (13/38), SOC (15/66), DEM (6/36), EPR (12/93), HOR (9/34), NI (2/12). Absents ou non-votants en majorité : GDR (17/17).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
20
0
51
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
0
0
17
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
13
0
25
SOCSocialistes et apparentés · 66 membres
0
15
0
51
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
2
1
1
19
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
6
4
26
EPREnsemble pour la République · 93 membres
0
12
0
81
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
9
0
25
DRDroite Républicaine · 48 membres
2
0
0
46
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
3
0
0
13
RNRassemblement National · 123 membres
53
0
0
70
NINon inscrit · 12 membres
0
2
0
10

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Amendement de repli Il est impératif d’identifier et de distinguer les besoins et enjeux de chaque territoire en fonction des spécificités propres aux zones et aux zones rurales. C’est d’ailleurs l’erreur fondamentale de la loi NOTRe de 2015 : une loi déconnectée des réalités territoriales et en particulier des problématiques rurales. Finalement, une loi urbaine, écrite par des urbains pour les territoires urbains, mais inapplicable dans les territoires ruraux. Il en est de même par exemple avec la récente loi sur la parité dans les communes de moins de 1.000 habitants ou encore la disposition initiale (heureusement en partie abrogée grâce au RN) qui visait à transférer obligatoirement les compétences eau & assainissement aux EPCI en 2026. Les territoires ruraux manquent bien souvent de ressources humaines et certains maires sont amenés à cumuler plusieurs missions au service de nos concitoyens, comme élu et comme employé d’une collectivité territoriale, secrétaire de mairie ou employé technique par exemple. A moins d’un an des élections municipales, une telle disposition sur l’incompatibilité entre un mandat de conseiller communautaire et un emploi public aurait de lourdes conséquences puisque beaucoup de maires renoncent déjà à cause des charges croissantes qui pèsent sur le mandat de maire. Une telle disposition priverait certains maires ruraux de participer aux décisions locales dans le cadre des (trop) nombreuses compétences des EPCI, donc au détriment de l’intérêt de leur commune. Ce qui constitue une injustice territoriale et démocratique pour les élus, bien entendu, mais surtout au détriment de l’intérêt des habitants de ces communes. Il n’y a aucun risque de conflit d’intérêt car ces élus locaux et ruraux sont d’abord et avant tout des citoyens engagés pour le bien commun, au service de leurs habitants et leur territoire. C’est une perte de chance et d’attractivité pour de nombreuses communes rurales privées de représentation dans son EPCI. Il apparaît donc pertinent de faire exception au principe d’incompatibilité pour les seules communautés de communes. Redonnons aux 25 000 maires ruraux de France : confiance, libertés et capacité d’agir ! »

Exposé sommaire déposé par M. Bentz (RN). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Rétablir cet article dans la rédaction suivante : « À la fin du II de l’article L. 237‑1 du code électoral, les mots : « de l’établissement public de coopération intercommunale ou de ses communes membres » sont remplacés par les mots : « au sein d’une ou plusieurs communes du même établissement public de coopération intercommunale, à l’exception des communautés de communes ».

Le vote de chaque député

Chargement du tableau nominatif…