Amendement de M. Maurel (GDR) · projet de loi de finances pour 2026
L'amendement n° 598 de M. Maurel à l'article 45 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2026
Le 13 novembre 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 598 de M. Maurel à l'article 45 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture) par 147 voix pour, 188 contre et 4 abstentions (339 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (32/71), GDR (3/17), UDR (9/16), RN (97/123), NI (1/9). Contre : ECO (18/38), SOC (48/69), LIOT (7/22), DEM (21/36), EPR (51/91), HOR (19/34), DR (23/49).
Ce que l'auteur de l'amendement explique
« Il est prévu pour 2026 un prélèvement sur recettes pour la contribution de la France au budget de l'Union européenne de près de 29 milliards d'euros. Soit une hausse de 24,6% par rapport à 2025. L'exposé des motifs du PLF 2026 précise que ce montant a été estimé en fonction de la révision à mi-parcours du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, pour tenir compte des dépenses liées au financement de certaines priorités, au demeurant légitimes, comme le soutien à l'Ukraine, les technologies stratégiques et les migrations. Mais il précise aussi que l'ajustement des contributions des Etats-Membres maintient les "corrections forfaitaires", autrement dit les rabais obtenus par l'Autriche, l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, notamment à l'occasion de la négociation sur le plan de relance Next Generation EU. Or le montant total que la France a reçu au titre de ce plan de relance a été beaucoup plus faible que celui obtenu par d'autres pays, comme la Pologne, l'Espagne ou l'Italie. Mais elle devra pourtant participer au remboursement des sommes empruntées par l'UE plus que proportionnellement à ce qu'elle a reçu. La France se trouve par ailleurs dans une situation très dégradée de ses finances publiques, tout en étant un fort contributeur net au budget de l'UE et en voyant ses priorités stratégiques insuffisamment prises en compte dans l'élaboration du futur CFP 2028-2034. En effet le soutien direct aux agriculteurs de la Politique Agricole Commune fonderait de 387 milliards à 294 milliards, au moment même où se multiplient les accords de libre-échange et les concessions agricoles accordées par l'Union ; et le soutien aux Régions Ultra Périphériques (RUP), essentiellement les territoires d'outre mer français, se verrait lui aussi sérieusement remis en cause. Autrement dit, nous paierons plus et nous recevrons moins. En limitant la contribution française au budget de l'UE à hauteur du montant de l'exercice précédent, cet amendement ajustera notre effort aux paramètres du CFP à venir et soulagera les charges publiques de 5,6 milliards d'euros. »
Exposé sommaire déposé par M. Maurel (GDR). C'est son argument, cité tel quel.
Texte de l'amendement
À la fin, substituer au montant : « 28 781 025 011 € » le montant : « 23 098 097 974 € ».
Le vote de chaque député
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