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Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

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Amendement · · projet de loi de finances pour 2026Scrutin nº 3759

Amendement de M. Potier (SOC) · projet de loi de finances pour 2026

L'amendement n° 778 de M. Potier après l'article 10 du projet de loi de finances pour 2026

Adopté155 pour · 25 contre · 2 abst.182 votants sur 577

Le 14 novembre 2025, l'Assemblée nationale a adopté l'amendement n° 778 de M. Potier après l'article 10 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture) par 155 voix pour, 25 contre et 2 abstentions (182 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (21/71), GDR (1/17), ECO (13/38), SOC (30/69), DEM (10/36), HOR (3/34), DR (6/49), UDR (8/16), RN (63/123). Contre : LIOT (1/22), EPR (18/91), NI (2/9).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
21
0
0
50
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
1
0
0
16
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
13
0
0
25
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
30
0
0
39
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
0
1
0
21
DEMLes Démocrates · 36 membres
10
0
2
24
EPREnsemble pour la République · 91 membres
0
18
0
73
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
3
3
0
28
DRDroite Républicaine · 49 membres
6
1
0
42
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
8
0
0
8
RNRassemblement National · 123 membres
63
0
0
60
NINon inscrit · 9 membres
0
2
0
7

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à mettre fin à une pratique d’optimisation fiscale permettant à certaines sociétés, en se transformant en société civile agricole (SCEA) non-exploitante, de ne payer quasiment aucune taxe sur des cessions de biens immobiliers agricoles. Alors que les achats de foncier sont, par droit commun, soumis à des droits de mutation d’environ 5,80 %, un dispositif dérogatoire avait été conçu pour favoriser la transmission des terres agricoles entre agriculteurs, avec un droit fixe de seulement 125 €. Ce dispositif devait favoriser la transmission de long terme, notamment dans un cadre familial. Ce dispositif a néanmoins été détourné, dans certains cas, de son objectif initial. Il est en effet utilisé à des fins d’optimisation fiscale par certaines personnes et certaines sociétés qui se constituent en SCEA (même non-exploitante) afin de pouvoir bénéficier du droit de mutation à 125 €. Cela conduit à des situations ubuesques : des opérations immobilières d’une valeur de plusieurs millions d’euros taxées à hauteur de 125 € alors que le droit commun impose une taxation à environ 5,80 % de la valeur de l’opération. Pour mettre fin à cette injustice qui nourrit la spéculation foncière, cet amendement propose de faire bénéficier du droit fixe de 125 €, dans le cadre des cessions de parts de SCEA, les seules sociétés constituées depuis au moins trois ans avant la cession, sous réserve que l’opération de cession intervienne entre personnes physiques dans un cadre familial jusqu’au quatrième degré. »

Exposé sommaire déposé par M. Potier (SOC). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Le second alinéa de l’article 730 bis du code général des impôts est complété par les mots : « , sous réserve que le bénéficiaire de la cession soit une personne physique ayant la qualité d’exploitant, qu’il prenne l’engagement de conservation des parts pendant une durée de dix ans et que la valeur de cette cession soit inférieure à 300 000 €. »

Le vote de chaque député

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