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Amendement · · projet de loi de finances pour 2026Scrutin nº 3762

Amendement de M. Castor (GDR) · projet de loi de finances pour 2026

L'amendement n° 2922 de M. Castor après l'article 10 du projet de loi de finances pour 2026

Adopté68 pour · 53 contre · 82 abst.203 votants sur 577

Le 14 novembre 2025, l'Assemblée nationale a adopté l'amendement n° 2922 de M. Castor après l'article 10 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture) par 68 voix pour, 53 contre et 82 abstentions (203 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (20/71), GDR (1/17), ECO (14/38), SOC (30/69). Contre : LIOT (3/22), EPR (26/91), HOR (8/34), DR (10/49), NI (2/9). Abstention : DEM (6/36), UDR (9/16), RN (65/123).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
20
0
0
51
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
1
0
0
16
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
14
0
0
24
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
30
0
0
39
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
0
3
0
19
DEMLes Démocrates · 36 membres
3
4
6
23
EPREnsemble pour la République · 91 membres
0
26
0
65
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
8
0
26
DRDroite Républicaine · 49 membres
0
10
2
37
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
0
0
9
7
RNRassemblement National · 123 membres
0
0
65
58
NINon inscrit · 9 membres
0
2
0
7

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« La situation de la Guyane est unique en France. En effet, sur ce territoire de 8 millions 400 milles hectares, 90% des terres sont encore considérées comme appartenant à l’État, du fait de l’application de la doctrine coloniale du Terra Nullius. En 2017, un mouvement social d'une ampleur sans précédent, a abouti à la signature des Accords de Guyane, publiés au JO le 2 mai 2017. Ces accords prévoient notamment la cession gratuite par l'État de 250 000 ha de foncier à la Collectivité Territoriale de Guyane et aux communes et de 20 000 hectares en tant que capital à la SAFER (ainsi créée). Et pour cause, sur ce territoire d’une superficie proche de celle du Portugal, l’agriculture occupe environ 0,47 % de la surface (50 % dans l’Hexagone) et ne couvre pas les besoins alimentaires d’une démographie en augmentation croissante. Le taux de couverture alimentaire par les produits locaux (frais et transformés) n’est que de 20%. En effet, si le maraîchage et l’arboriculture assurent 80 % des besoins en fruits et légumes frais ; l’élevage couvre seulement 20 % des besoins en viande bovine, timidement 5 % en viande caprine et ovine et moins de 1 % en poulet de chair. La riziculture s’était développée dans le passé mais a quasiment disparu, malgré un riz de qualité, laissant place à environ 131 000 tonnes d’importation annuelle, en provenance des États Unis (72 %), d’Inde (14 %) et du Brésil (11 %), le solde provenant principalement du Surinam. Le déficit de production étant massivement importé, la population guyanaise est rendue très vulnérable en cas de hausse des cours mondiaux des denrées alimentaires, qui se répercutent sur les prix des aliments dépendants des importations. Cette dépendance alimentaire de la Guyane est d’autant plus grave que la population augmente de manière exponentielle. Il s’agit de la région de France hors Mayotte où la croissance démographique est la plus forte ( + 1,6 % par an entre 2015 et 2021). Selon l’Insee, au 1er janvier 2050, la Guyane comptera 428 000 habitants, soit un doublement de sa population en près de 40 ans. C’est la raison pour laquelle, la feuille de route de l’agriculture guyanaise, publiée conjointement en avril 2023 par l’État, la CTG et la Chambre d’agriculture de Guyane, après plusieurs années de concertation, prévoit plusieurs volets d’action avec comme objectif 75 000 hectares de surface agricole utiles (SAU) à l’horizon de 2030 soit moins de 1 % de la superficie guyanaise. Cet objectif étant également inscrit au Sc »

Exposé sommaire déposé par M. Castor (GDR). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – Après l’article L. 571‑3 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 571‑3‑1 ainsi rédigé : « Art. L. 571‑3‑1 . – Afin d’atteindre l’objectif de 75 000 hectares de surface agricole utile fixé par le schéma d’aménagement régional de la Guyane approuvé par le décret n° 2016‑931 du 6 juillet 2016, l’État transfère à titre gratuit, jusqu’au 31 décembre 2034, entre 125 000 et 150 000 hectares de foncier à la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural de Guyane. Les transferts sont effectués par lots et les terrains ainsi cédés sont exonérés d’impositions foncières pendant dix ans. » II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services. » III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur le

Le vote de chaque député

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