Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

Tous les votesÉcologie & énergie › Scrutin nº 3895

Amendement · · projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025Scrutin nº 3895

Amendement de Mme Diop (SOC) · projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025

L'amendement n° 40 de Mme Diop et l'amendement identique suivant à l'article 5 et Etat B du projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025

Rejeté73 pour · 151 contre · 0 abst.224 votants sur 577

Le 18 novembre 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 40 de Mme Diop et l'amendement identique suivant à l'article 5 et Etat B du projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025 (première lecture) par 73 voix pour, 151 contre et 0 abstentions (224 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (22/71), GDR (2/17), ECO (22/38), SOC (26/69). Contre : LIOT (4/22), DEM (12/36), EPR (28/91), HOR (7/34), DR (16/49), UDR (7/16), RN (75/123), NI (2/9).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
22
0
0
49
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
2
0
0
15
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
22
0
0
16
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
26
0
0
43
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
1
4
0
17
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
12
0
24
EPREnsemble pour la République · 91 membres
0
28
0
63
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
7
0
27
DRDroite Républicaine · 49 membres
0
16
0
33
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
0
7
0
9
RNRassemblement National · 123 membres
0
75
0
48
NINon inscrit · 9 membres
0
2
0
7

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à supprimer les annulations de crédits des programmes "Aide économique et financière au développement" et "Solidarité à l’égard des pays en développement", de la mission Aide publique au développement. En chute libre depuis 2024, les crédits de la mission Aide publique au développement (APD) ont diminué de près de 3 milliards d’euros ; soit près de la moitié des crédits de cette mission budgétaire. Les cinq coupes budgétaires successives contre l’APD, inédites par leur ampleur, ont eu pour conséquence d’affaiblir gravement cette mission budgétaire. Alors que les parlementaires ont inscrit dans la loi du 4 août 2021 que « la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est un pilier de la politique étrangère de la France », c’est l’une des missions du budget de l’État la plus gravement coupée. Nous constatons également que ces coupes ciblent particulièrement les crédits alloués au programme 209 (don-projet, don-ONG, dispositifs de financement associatif à fort impact). Les différentes coupes ont ainsi durement et durablement impacté quatre fonds qui ont largement fait preuve de leur impact depuis leur création : le fonds en faveur de la paix et de la résilience (MINKA) pourtant salué par l’OCDE, le dispositif de financement des initiatives des organisations de la société civile (I-OSC), le Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF), et le Fonds d’urgence humanitaire et de stabilisation (FUHS). Une telle baisse de l’APD est incompatible avec les engagements de la France, et totalement à rebours des besoins, qui n’ont jamais été aussi élevés. La solidarité internationale permet chaque année de sauver des millions de vies, de répondre aux crises humanitaires (en Ukraine, à Gaza, en RDC ou au Soudan), de consolider la paix dans des zones de conflits, de soutenir les sociétés civiles dans des secteurs tels que l’agriculture ou la santé, de renforcer l’accès aux services essentiels (alimentation, eau et assainissement, éducation, protection sociale, etc.) ou encore d’œuvrer à l’égalité de genre et à la défense des droits des femmes et des filles. Il y a donc urgence à agir. La solidarité internationale n’est pas qu’une générosité. Elle est aussi un investissement, au service de notre avenir collectif, face aux grands défis planétaires. Une réduction de l’aide publique au développement amoindrit la capacité de la France à s’attaquer aux causes profondes des crises »

Exposé sommaire déposé par Mme Diop (SOC). C'est son argument, cité tel quel.

Le vote de chaque député

Chargement du tableau nominatif…