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Amendement · · proposition de loi relative au droit à l'aide à mourirScrutin nº 1978

Amendement de M. Ménagé (RN) · proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

L'amendement n° 1058 de M. Ménagé à l'article 6 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

Rejeté66 pour · 71 contre · 7 abst.144 votants sur 577

Le 22 mai 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 1058 de M. Ménagé à l'article 6 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture) par 66 voix pour, 71 contre et 7 abstentions (144 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LIOT (1/23), DEM (6/36), HOR (2/33), DR (4/48), UDR (5/16), RN (45/123). Contre : LFI (19/71), GDR (2/17), ECO (11/38), SOC (19/66), EPR (15/94), NI (1/11).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
19
0
52
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
2
0
15
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
11
0
27
SOCSocialistes et apparentés · 66 membres
0
19
0
47
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
1
1
0
21
DEMLes Démocrates · 36 membres
6
2
0
28
EPREnsemble pour la République · 94 membres
3
15
0
76
HORHorizons & Indépendants · 33 membres
2
1
2
28
DRDroite Républicaine · 48 membres
4
0
0
44
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
5
0
0
11
RNRassemblement National · 123 membres
45
0
5
73
NINon inscrit · 11 membres
0
1
0
10

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Cet amendement vise à introduire un délai minimal de deux jours entre la formulation de la demande d’aide à mourir par la personne et la notification de la décision du médecin. Il s’agit de garantir un temps de réflexion incompressible dans le processus d’évaluation. Ce délai a pour vocation de protéger le caractère réfléchi et apaisé de la démarche. Il évite que le médecin ne rende une décision dans la précipitation ou sous la pression émotionnelle d’une situation d’urgence apparente. Dans un contexte où la personne est souvent vulnérable, confrontée à une grande détresse physique ou psychologique, ce temps permet de s’assurer que la demande est constante, sincère, et qu’elle ne résulte pas d’un moment de désespoir passager. Il s’agit également d’une mesure de sécurité juridique et éthique, qui renforce la robustesse du dispositif. En introduisant un délai minimum, la loi affirme clairement que l’aide à mourir ne peut être accordée à la hâte, mais seulement après une réflexion partagée et une délibération approfondie entre la personne malade et les professionnels de santé. Elle permet, enfin, d’assurer un délai minimal raisonnable entre l’introduction de la demande et, le cas échéant, l’administration de la substance légale en prévoyant un délai minimal de deux jours entre l’introduction de la demande et la notification du médecin couplé à un délai minimal de deux jours accordé au patient pour confirmer sa volonté, soit quatre jours au total. »

Exposé sommaire déposé par M. Ménagé (RN). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Après la première phrase de l’alinéa 12, insérer la phrase suivante : « Cette notification ne peut intervenir moins de deux jours après la demande. »

Le vote de chaque député

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