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Amendement · · proposition de loi relative au droit à l'aide à mourirScrutin nº 2023

Amendement de M. Bazin (DR) · proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

L'amendement n° 1670 de M. Bazin à l'article 9 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

Rejeté47 pour · 79 contre · 3 abst.129 votants sur 577

Le 23 mai 2025, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 1670 de M. Bazin à l'article 9 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture) par 47 voix pour, 79 contre et 3 abstentions (129 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : DR (3/48), UDR (3/16), RN (32/123). Contre : LFI (21/71), ECO (8/38), SOC (16/66), DEM (8/36), EPR (15/94), HOR (6/33). Absents ou non-votants en majorité : GDR (17/17), LIOT (23/23), NI (11/11).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
21
0
50
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
0
0
17
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
1
8
0
29
SOCSocialistes et apparentés · 66 membres
1
16
0
49
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
0
0
0
23
DEMLes Démocrates · 36 membres
1
8
0
27
EPREnsemble pour la République · 94 membres
4
15
1
74
HORHorizons & Indépendants · 33 membres
2
6
0
25
DRDroite Républicaine · 48 membres
3
0
0
45
UDRUnion des droites pour la République · 16 membres
3
0
0
13
RNRassemblement National · 123 membres
32
5
2
84
NINon inscrit · 11 membres
0
0
0
11

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« L’article demande au professionnel de santé, même lorsqu’il n’administre pas la substance létale, de rester à proximité pour « intervenir en cas de besoin ». Mais de quoi parle-t-on ici ? Le flou est conséquent : quelles sont ces éventuelles « difficultés » qui peuvent survenir ? Que doit en réalité faire le soignant si le suicide assisté se déroule différemment que prévu ? S’il n’est pas présent mais « à proximité », comment sait-il qu’il doit intervenir sans faire irruption dans l’intimité des patients ? Euthanasier le malade lui-même contrairement à ce qui a été prévu ou arrêter la procédure ? L’étude d’impact de 2024 précisait « pouvoir injecter une dose de sécurité supplémentaire », mais cela ne couvre pas forcément toutes les possibilités. S’il l’interrompt, quel risque que la personne se retrouve dans un état de déficience sévère plus délétère que l’état dans lequel il était avant toute intervention médicale (exemple des réanimations cardiaques qui ne doivent pas durer plus de 20 minutes) ? Ou encore : si le corps rejette le cachet ou l’injection létal(e), doit-on prévoir une nouvelle dose à proximité, continuer la procédure ? Quelles conséquences en termes de responsabilité pénale dans l’un ou l’autre cas ? Comment respecter les volontés du malade dans ces situations ? Ces interrogations ne sont pas exhaustives mais déjà révélatrices des carences du texte. Cet amendement entend ainsi clarifier les dispositions du texte. »

Exposé sommaire déposé par M. Bazin (DR). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant : « III bis . – Les caractéristiques, les conditions et les modalités de la possible intervention par le professionnel de santé en cas de difficultés mentionnée au III du présent article sont précisées par un décret en Conseil d’État pris après avis de la Haute Autorité de santé et du Comité consultatif national d’éthique. »

Le vote de chaque député

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