Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

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Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

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Amendement · · projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscalesScrutin nº 5739

Amendement de M. Maurel (GDR) · projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales

L'amendement n° 595 de M. Maurel à l'article 3 quater (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Rejeté26 pour · 32 contre · 4 abst.62 votants sur 577

Le 26 février 2026, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 595 de M. Maurel à l'article 3 quater (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture) par 26 voix pour, 32 contre et 4 abstentions (62 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : LFI (12/71), GDR (1/17), ECO (4/38), SOC (9/69). Contre : LIOT (1/22), EPR (11/92), HOR (2/34), DR (6/49), UDR (2/17), RN (9/122), NI (1/10). Absents ou non-votants en majorité : DEM (36/36).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
12
0
0
59
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
1
0
0
16
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
4
0
0
34
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
9
0
0
60
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
0
1
0
21
DEMLes Démocrates · 36 membres
0
0
0
36
EPREnsemble pour la République · 92 membres
0
11
0
81
HORHorizons & Indépendants · 34 membres
0
2
0
32
DRDroite Républicaine · 49 membres
0
6
1
42
UDRUnion des droites pour la République · 17 membres
0
2
0
15
RNRassemblement National · 122 membres
0
9
3
110
NINon inscrit · 10 membres
0
1
0
9

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Le présent amendement, majoritairement rédactionnel, vise à améliorer l’article 3 quater, adopté par la commission des finances, et à éclairer certaines zones d’ombre. Tout d’abord, l’article vise désormais non seulement la blockchain, mais toutes les technologies des registres distribués (grande famille à laquelle appartient la blockchain), dont l’utilisation ne dépend pas d’un prestataire de services sur actifs numériques. Cette approche généraliste vise à englober dans le champ du présent article tous les types de technologies permettant de détenir et de gérer des actifs numériques, en sus donc de la blockchain (Iota, Tempo, etc.). Si ces cas sont résiduels, une concordance est nécessaire dans l’application de cette obligation déclarative, au moins du point de vue de l’égalité devant la loi. Dans un second temps, cet amendement entend préciser la mise en pratique de l’obligation déclarative. Pour éviter que les portefeuilles ne se séparent de leurs actifs juste avant la date de la déclaration, un historique des transactions doit être communiqué à l’administration dès lors que le portefeuille a accueilli des actifs d’un montant supérieur à 5 000 euros au cours de l’année. Dans le cas contraire, le contribuable se verrait logiquement placé dans une situation d’abus de droit fiscal. Nous rappelons que les crypto-actifs, de par leur nature volatile, ne doivent pas être considérés comme des espèces classiques pouvant être stockées librement, mais comme des actifs financiers. Outre le fait qu’ils sont des instruments privilégiés pour réduire l’assiette d’imposition, l’opacité qui les entoure en fait des monnaies largement utilisées pour le financement du terrorisme. Si cela reste difficile à estimer, on considère qu’environ 20 % des attaques terroristes sont financées par des cryptomonnaies. »

Exposé sommaire déposé par M. Maurel (GDR). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – À l’alinéa 5, après le mot : « directement », les mots : « via une technologie des registres distribuées, ainsi que ». II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant : « Même si la condition n’est plus remplie au jour de la déclaration, dès lors que le portefeuille a accueilli, au cours de l’année, des actifs dont la valeur vénale totale est supérieure à 5 000 euros, le contribuable doit déclarer un historique des transactions ayant eu cours sur ce portefeuille pendant l’année. »

Le vote de chaque député

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