Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

Tous les votesFiscalité du capital › Scrutin nº 5953

Amendement de M. Labaronne (EPR) · Projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales

L'amendement n° 489 de M. Labaronne à l'article 15 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Adopté84 pour · 60 contre · 0 abst.144 votants sur 577

Le 31 mars 2026, l'Assemblée nationale a adopté l'amendement n° 489 de M. Labaronne à l'article 15 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture) par 84 voix pour, 60 contre et 0 abstentions (144 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : DEM (8/37), EPR (26/91), HOR (4/35), DR (7/48), UDR (6/17), RN (31/122), NI (1/10). Contre : LFI (20/71), GDR (1/17), ECO (10/38), SOC (22/69), LIOT (2/22).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
20
0
51
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
1
0
16
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
10
0
28
SOCSocialistes et apparentés · 69 membres
0
22
0
47
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 22 membres
1
2
0
19
DEMLes Démocrates · 37 membres
8
0
0
29
EPREnsemble pour la République · 91 membres
26
0
0
65
HORHorizons & Indépendants · 35 membres
4
2
0
29
DRDroite Républicaine · 48 membres
7
1
0
40
UDRUnion des droites pour la République · 17 membres
6
0
0
11
RNRassemblement National · 122 membres
31
2
0
89
NINon inscrit · 10 membres
1
0
0
9

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Cet amendement du rapporteur vise à recentrer l'extension des obligations en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) aux transactions réalisées auprès d’un commerçant de biens de haute valeur dans les secteurs de l’horlogerie, de la bijouterie, de la joaillerie ou de l’orfèvrerie pour exclure les petits artisans qui réaliseraient une commande exceptionnelle supérieure à 10 000 euros. Il revient ainsi à la lettre du règlement (UE) 2024/1624. Le règlement 2024/1624 prévoit en effet que l’assujettissement ne dépend pas du montant d’une transaction ou du mode de paiement, mais de la nature de l’activité professionnelle. Les personnes concernées sont celles qui négocient des biens de grande valeur à titre d’activité professionnelle régulière ou principale, notamment des ouvrages de bijouterie et de joaillerie, ainsi que les articles d’orfèvrerie, d’une valeur supérieure à 10 000 euros. En cohérence avec les exigences de vigilance continue et de formation prévues par la LCB-FT, un petit bijoutier artisan qui accepterait une commande exceptionnelle supérieure à 10 000 € n'est donc pas assujetti au sens du règlement, contrairement à un professionnel régulier ou spécialisé dans les biens de luxe. Les échanges avec la direction générale du Trésor ont permis d'établir qu'une telle exclusion ne comportait pas de risque significatif d'affaiblissement du dispositif, son périmètre étant très limité du fait des obligations pesant sur les artisans réalisant par ailleurs des rachats d'or et de la possibilité de "rattraper" un artisan qui serait instrumentalisé par des trafiquants pour acquérir des biens de haute valeur. »

Exposé sommaire déposé par M. Labaronne (EPR). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – À l’alinéa 3, après la première occurrence du mot : « biens », insérer les mots : « d’une valeur supérieure à 10 000 euros » II. – En conséquence, au même alinéa 3, substituer aux mots : « lorsque la valeur du bien dépasse 10 000 euros » les mots : « lorsque la valeur du bien dépasse ce montant ».

Le vote de chaque député

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