Assemblée nationale17ᵉ législatureScrutins publicsDonnées à jour au 21 juillet 2026

Ils votent quoi ?

Les votes réels de chaque groupe et de chaque député, sujet par sujet

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Amendement · · Fin de vieScrutin nº 7440

Amendement de Mme Gruet (DR) · Fin de vie

L'amendement n° 372 de Mme Gruet à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir

Rejeté44 pour · 82 contre · 1 abst.127 votants sur 577

Le 22 juin 2026, l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement n° 372 de Mme Gruet à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture) par 44 voix pour, 82 contre et 1 abstentions (127 votants sur 577). Ont voté pour, en majorité : HOR (1/35), DR (8/48), UDR (4/17), RN (28/122). Contre : LFI (28/71), GDR (1/17), ECO (8/38), SOC (26/68), LIOT (2/23), DEM (7/37), EPR (7/91). Absents ou non-votants en majorité : NI (10/10).

● Pour⊗ Contre▨ Abstention○ Absent ou non-votant· couleur = groupe
Groupe
Répartition des membres
Pour
Contre
Abst.
Abs.
LFILa France insoumise - Nouveau Front Populaire · 71 membres
0
28
0
43
GDRGauche Démocrate et Républicaine · 17 membres
0
1
0
16
ECOÉcologiste et Social · 38 membres
0
8
0
30
SOCSocialistes et apparentés · 68 membres
1
26
0
41
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires · 23 membres
0
2
0
21
DEMLes Démocrates · 37 membres
0
7
0
30
EPREnsemble pour la République · 91 membres
2
7
0
82
HORHorizons & Indépendants · 35 membres
1
1
0
33
DRDroite Républicaine · 48 membres
8
2
0
38
UDRUnion des droites pour la République · 17 membres
4
0
0
13
RNRassemblement National · 122 membres
28
0
1
93
NINon inscrit · 10 membres
0
0
0
10

Ce que l'auteur de l'amendement explique

« Cet amendement institue le droit à l’aide à mourir hors du code de la santé publique, par une disposition autonome, et énonce expressément que ce droit ne constitue pas un acte de soin. Il tire les conséquences d’une distinction fondamentale : le geste qui provoque délibérément la mort n’appartient pas au champ du soin. La médecine, du serment d’Hippocrate au code de déontologie médicale, a pour vocation de soulager la souffrance, d’accompagner et de protéger la vie, non de la faire cesser. En rangeant l’aide à mourir parmi les missions du système de santé, le code de la santé publique opérerait une assimilation trompeuse entre le soin et l’acte létal et brouillerait la frontière qui sépare l’accompagnement de la fin de vie de la mort administrée. Cette confusion fragiliserait la relation de confiance entre le patient et le soignant, en particulier pour les personnes les plus vulnérables, qui doivent pouvoir s’en remettre à un système de santé dont la finalité n’est jamais de donner la mort. Le II de l’article révèle d’ailleurs la nature réelle de l’acte : il s’agit, en principe, d’un fait que la loi pénale réprime et que seule une autorisation expresse, au sens de l’article 122‑4 du code pénal, vient justifier. Cette mécanique relève du registre de l’exception légale, non de celui du soin. La place de ce régime n’est donc pas dans le code de la santé publique, mais dans une loi propre qui en marque le caractère dérogatoire et le distingue nettement de la relation de soin. »

Exposé sommaire déposé par Mme Gruet (DR). C'est son argument, cité tel quel.

Texte de l'amendement

I. – Substituer aux alinéas 1 à 5 l’alinéa suivant : « I A. – La présente loi reconnaît un droit à l’aide à mourir, dans les conditions qu’elle prévoit. » II. – En conséquence, au début de l’alinéa 6, supprimer la mention : « Art. L. 1111‑12‑1. – ». III. – En conséquence, au même alinéa 6, substituer aux mots : « L. 1111‑12‑2 à L. 1111‑12‑7 », les mots : « 4 à 9 ». IV. – En conséquence, après ledit alinéa 6, insérer l’alinéa suivant : « L’aide à mourir ne constitue pas un acte de soin au sens du code de la santé publique. » V. – En conséquence, à l’alinéa 7, substituer aux mots : « L. 1111‑12‑2 à L. 1111‑12‑7 », les mots : « 4 à 9 ».

Le vote de chaque député

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